Parc national du Mercantour
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Du 19/03/2020 au 21/06/2020
26 commentaires

Les réglementations dérivées du décret et de la Charte

NOTE DE PRESENTATION

Projet de réglementation relatif à l'introduction d'alevins dans les lacs gérés dans le cadre d'une mise en valeur halieutique

I - Rappel des dispositions réglementaires 

La charte du Parc national du Mercantour prévoit dans son objectif XI de restaurer le fonctionnement naturel d’une proportion significative et représentative des lacs en zone cœur.

Cette démarche s'appuie entre autres, sur un volet réglementaire constitué de : 

  • l’article 3 du décret n°2009-486 définissant la réglementation spéciale applicable en zone cœur, destinée à y préserver les patrimoines (faune, flore, paysages, bâtis…)
    Cet article indique notamment que par défaut, toute introduction d’animaux non domestiques est interdite dans le cœur du parc national.
     
  • la modalité n°1 d’application de la réglementation, définie par la charte du Parc.
    Cette modalité prévoit que l’interdiction d’introduction d’animaux non domestiques peut faire l’objet d’une exception : l’introduction d’alevins de poissons peut ainsi être autorisée par un arrêté du directeur, sur certains lacs préalablement sélectionnés et au bénéfice du « loisirs pêche ». 

Selon cette modalité, la liste des lacs où l’alevinage pourrait continuer à être autorisé, ainsi que la liste des lacs ne pouvant plus être alevinés, doivent être établies : 

  • pour une durée de trois ans, 
  • par le directeur,
  • après avis du conseil scientifique puis du conseil d'administration. 

 

II – Méthode d’élaboration des « listes de lacs »

Les critères de choix des lacs à restaurer en priorité - comme indiqué dans la charte - se sont basés par ordre décroissant sur :

  • l'intérêt de protection des lacs (+++) : intérêt naturaliste général du lac et de ses abords, qualité de l'eau, origine naturelle du lac (à l’inverse des lacs créés à la suite de la construction d’un barrage), respect de la continuité écologique entre le lac et ses cours d’eau d’alimentation ou d’évacuation...
  • la capacité de résilience du milieu suite à l'arrêt de l'aleviange (++) : existence ou possibilité de reproduction naturelle de truite, absence de vairon...
  • l'intérêt halieutique (+) : degré de facilité d’accès, niveau de fréquentation par les pêcheurs.

Il a été décidé de travailler sur une liste exhaustive de lacs et laquets, ainsi que sur une période suffisamment longue (2014-2024) pour permettre si besoin, aux pratiques halieutiques de s'adapter progressivement aux changements induit par cette démarche de restauration écologique.

Entre 2012 et 2014, de nombreuses réunions ont ainsi été organisées afin de travailler en partenariat avec les acteurs de l'eau et de la pêche sur les deux départements du Parc. Plusieurs rencontres avec chaque AAPPMA ont permis de travailler lac par lac et d'élaborer la liste des lacs à restaurer dans les 10 années à venir. Suite à ces réunions des courriers ont été envoyés à chacun pour ultime validation de cette liste (courrier en date du 18 décembre 2013 avec réponse attendue avant le 31 janvier 2014) : aucune remarque n'a été formulée.

Aussi, la liste des lacs qui pourraient être alevinés pour la période 2014-2024 a été soumise pour avis au conseil scientifique lors de sa séance du 7 mai 2014 (avis favorable). 

De cette liste globale a été extrait un premier arrêté « alevinage 2014-2016 » ; soumis à l'avis du conseil d'administration le 24 juin 2016 (avis favorable) puis à la consultation du public (du 24 juin au 16 juillet 2014). il a été signé le 23 juillet 2014 et publié dans la foulée au registre des actes administratifs de l’Établissement public du parc national.

Le deuxième arrêté « alevinage 2017-2019 » a été soumis à l’avis du conseil d’administration le 28 novembre 2016 5AVIS FAVORABLE° puis à la consultation du public (du 02/12/16 au 05/01/2017), avant d’être signé et publié le 11 janvier 2017.

Il s'agit donc à présent du 3ème projet d'arrêté portant sur la période 2020-2022.

Ce projet se base sur la programmation globale 2014-202 validée par le Conseil scientifique en 2014, avec 2 adaptations :

  • la première, pour le lac des Grenouilles (Roya). Ce lac resterait aleviné encore pendant 3 années, le temps d’assurer la mise en défend des berges du lac et amorcer la reconquête de la qualité du milieu. L’arrêt de l’alevinage serait donc reprogrammé pour 2023 (au lieu de 2020 dans la programmation initiale) ;
  • la seconde, pour le lac Nègre (Vésubie). Ce lac resterait aleviné encore pendant 3 années, le temps de réaliser un « état zéro » des populations piscicoles du lac avec alevinage, puis à partir de 2023, un état de ces mêmes populations sans alevinage.

Le Conseil d'administration du Parc a émis un nouvel avis favorable sur cette liste adaptée, lors de sa session du 13 mars 2020

 

III – Proposition de réglementation pour la période 2020-2022

Sur la période 2020-2022, les lacs qui pourraient continuer à être alevinés seraient les suivants :

  • (Ubaye) lac des Hommes supérieur et lac des Hommes inférieur.
  • (Vésubie) lac de la Fous, lac Long, lac Cabret, lac Tavels, lac Bresses inférieur, lac Bessons inférieur, lac de Trécoulpas, lac Nègre 
  • (Haute-Tinée) Lac de Vens sud-ouest, lac de Vens centre moyen, lac de Vens nord-est grand, lac Marie Petit, lac Marie Grand, lac Fer,
  • (Roya) Lac de Saorgine, lac Long inférieur, lac Long supérieur, lac Noir, lac Vert de Valmasque, lac Agnel, lac Basto, lac Carbon, lac Fourcat, lac des Grenouilles, lac de la Mouta, lac de Trem.

L’alevinage serait donc interdit au total sur les lacs suivants (+1 par rapport à la période 2017-2019):

  • (secteur Ubaye) lacs du Lauzanier, Enchastraye, Derrière La Croix, Braissette Inférieur et Pelouse ;
  • (secteur Haut-Verdon) lacs d’Allos, Cimet, Petite Cayolle et Encombrette Est ;
  • (secteur Haut-Var Cians) lacs des Garrets et de l’Estrop Ouest ;
  • (secteur Haute-Tinée) lacs Varicles Grand, Montagnette Vens, Cimon Superieur, Ténibre Île, Ténibre Supérieur, Chaffour, Gialorgues Inférieur et Supérieur, Lausset Centre, Morgon Ouest et Nord, Fourchas, Babarottes ;
  • (secteur Vésubie / Moyenne Tinée) lacs Autier, Niré, Frémamorte Ouest et Centre Ouest, Scluos, Balaour Sud et Nord, Blanc, Prals Centre et Est, Fenestre, Graveirette, Bresses supérieur, Mercantour, Scluos, et Bessons Supérieur [nouveau 2020] ;
  • (secteur Roya) : lacs de Conques Intermédiaire, Basto Supérieur, Conques, Inférieur, Gelé, Vert Fontanalbe, Merveilles, Ste-Marie Fontanalbe, Ste-Marie et Huile.

 

IV.- Perspectives après 2022

En reprenant la programmation validée en 2014, seuls 2 nouveaux lacs seraient à soustraire des alevinages, sur la période 2023-2025 : le lac des Grenouilles et le lac Nègre.

Ainsi à partir de 2023, la restauration du fonctionnement naturel des lacs situés dans le cœur du parc national par l’arrêt de l’alevinage représentait…….

  • une inversion complète du nombre de lacs alevinés par rapport au nombre de lac non alevinés, entre 2009 (50 lacs alevinés, 26 lacs non alevinés) et 2023 (50 lacs non alevinés, 26 lacs alevinés) 
  • mais en réalité, un rééquilibrage entre la surface halieutique alevinée et la surface halieutique non alevinée dans le cœur du parc national, entre 2009 (28,6 % de la surface des lacs et laquets se trouvaient non alevinés en 2009, alors qu’elle représente 43,3 % à partir de 2023).

Au total, l’alevinage pourrait donc se poursuivre sur a minima 26 lacs (soit 34% du nombre de lacs) pour une surface de 163,37 ha (soit 56,6% de la surface totale des lacs).

Ce bilan est par ailleurs dressé sans compter les 8 lacs où une reproduction naturelle des poissons (cristivomer, truite fario, omble chevalier) a pu être constatée après leur introduction, et qui pourront donccontinuer à être pêchés.

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Commentaires

Les zones coeur de Parc National sont les rares espaces de France où l'on peut encore espérer tendre vers un minimum de fonctionnement naturel des écosystèmes. La problématique des introductions d'espèces et toutes les nuisances associées est connue et reconnue depuis des décennies et les écosystèmes aquatiques sont sans doute ceux en ayant le plus souffert quant à la composition de leur faune vertébrée. La pêche de loisir a ainsi un impact sur l'ensemble des masses d'eau des lacs alevinés tant l'ichtyofaune, l'entomofaune, la qualité de l'eau, la flore. De plus par la fréquentation localement importante des berges qu'elle implique elle met en péril également les cortèges floristiques terrestres, souvent riches et vulnérables aux abords des lacs de montagne (bas-marais, bancs de graviers etc.). Pour que le statut de zone coeur de Parc National ait un sens l'alevinage doit en être totalement exclu. Merci
Les zones coeur de Parc National sont les rares espaces de France à protection forte (moins de 1% de la surface de la métropole) et où l'on peut encore espérer tendre vers un minimum de fonctionnement naturel des écosystèmes. La problématique des introductions d'espèces et toutes les conséquences associées est connue et reconnue depuis des décennies et les écosystèmes aquatiques sont sans doute ceux en ayant le plus souffert quant à la composition de leur faune. Le plan proposé parait équilibré, en effet, il vise d'une part à permettre un retour à un fonctionnement en libre évolution pour une sélection de lacs non alevinés à l'avenir mais n'interdit pas ou n'empêche pas la pratique de pêche de loisir puisque plus de 60% des lacs situés en coeur resteraient alevinés. Cela va dons aussi dans le sens d'un meilleur équilibre des usages du milieu naturel. De plus, les propositions de lacs à ne plus aleviner sont construites sur la base d'études scientifiques, d'un suivi de long-terme mené sur le terrain par les professionnels et spécialistes, on ne saurait remettre en cause les arguments apportés par ces études.
Je trouve que la proposition du PNM va dans le bon sens : laissons la nature, dans les rares espaces où l'homme n'est encore pas trop présent, retrouver son propre équilibre. Un cœur de Parc National doit à mon sens protéger une nature à contempler par tout le monde, et limiter voire interdire l'exploitation humaine de cette nature. Merci
Beaucoup de lacs d’altitudes (2400) qui ne sont pas alimentés, on remarque franchement que les poissons sont beaucoup plus gros et en nombreux et différentes espèces on y trouve...
Merci de laisser la nature à elle-même et de ne pas attirer les pêcheurs dans le parc.
je pense que vous avez tout à fait raison,interdisez tout, fermez tout, ne laissez plus personne ,ni touriste ni randonneur accéder ou randonner dans le PNM et dans peu de temps il n'yaura plus personne ni dans le parc ni dans 1 périmétre de+ de 100 km au alentour cela veux dire la mort de tout le haut et moyen pays,remarque comme cela la faune et la flore auront tous loisirs de s'épanouir à profusion sans limite ni REGULATION. pour la flore et la végétation cela sera sans conséquence,par contre pour ce qui est de la faune cela aménera à une surpopulation et surdensité d'herbivore qui seront gravement inpacté par des maladies de masse, soit nous seront codamné à assister à l'explosion des populations de loups. Alors s'il vous plait ,laisser nous mettre notre petit millier de truite dans les lacs du PNM, je pense que cela ne nuira pas à grand monde et pourra encore procurer de belle jounée de découverte en montane en famille ou avec des amis, vous ne savez peut etre pas tout Mademoiselle mais la peche et les pécheurs auront toujours 1 impacte tellement moins dévastateur qu'une centaine de vache qui 'patchoque' pisse, crottes et massacre tout 1 réseau de tourbiére autour d'1 lac de montagne et cela depuis des année ,avec la bénédiction ,ou plutot l'indifférence des responsables du PNM. Alors arréter de vouloir nous faire culpabiliser et de vouloir nous faire passer pour des esquinteurs et destructeurs de biotope car nous ne sommes pas du tout cela nous sommes tous comme vous amoureux fou de la montagne et de la nature et n'acceptons pas que des décisions aussi hurluberlue nous remettent la faute sur le dos et nous empéchent d'assouvir notre passion en nous faisant passer pour des vilains petits canards. comme on a ll'habitude de dire la nature appartient à tous mais aussi a ceux qui la fréquente assiduement depuis des années.
Le cœur d'un parc national se définit comme « un espace d’excellence de la gestion conservatoire qui vise à maintenir, développer ou restaurer les fonctionnalités écologiques et à éviter la fragmentation des milieux naturels. Dans certains cas, toute intervention humaine est évitée afin que les successions écologiques puissent se dérouler librement ». Dans cet espace bénéficiant d'une protection forte, « la conservation sur le long terme doit garantir en particulier la pérennité du patrimoine naturel, de la biodiversité, de la dynamique des écosystèmes ». Il est donc surprenant de constater que, bien que la chasse soit interdite dans la plupart des cœurs de parcs, la pêche et l'introduction d'espèces allochtones restent autorisées. Or on connaît depuis des décennies les conséquences néfastes de l'introduction d'espèces allochtones dans les écosystèmes aquatiques, que ce soit sur la faune ou sur la flore. La restriction de l'alevinage va donc dans le bon sens et on peut formuler le vœu qu'en ce début de XXIème siècle où l’on est en train de vivre la sixième extinction de masse d'espèces sur terre, une prise de conscience s'opère et que cette pratique prenne progressivement fin dans ces rares et précieux espaces strictement protégés que sont les cœurs de parcs (et notamment celui du Mercantour !). Merci
Fidèle au Parc du Mercantour pour ses paysages sublimes, je suis randonneur mais surtout pêcheur. Il semblerait que ce dernier loisir n'ait plus bonne presse au coeur de ce parc. N'oublions pas que les lacs de ce parc ne sont pas fréquentés que pour des raisons halieutiques, donc je ne suis pas persuadé que la dégradation des berges ou autres secteurs relèvent uniquement de la présence des pêcheurs. Maintenant une question fondamentale se pose : c'est la question de la reproduction et surtout de l 'origine des poissons dans ces lacs. Je suis tout à fait d'accord pour accepter le fait qu'il ne faut pas aleviner un lac dépourvu de poisson lors de son origine. Nous savons tous que la nature fait bien les choses donc qu'il n'est pas nécessaire de la perturber en introduisant des poissons dans des lacs qui à l'origine n'en avait pas. Pourtant quelques rares lacs sont parfois la source de petites rivières. De par leur correspondance, nous savons qu'à l 'origine ces rares lacs étaient peuplés de poissons de souche autochtones ou endémiques puisque les poissons se déplacent notamment pour frayer. Il serait donc bon de se poser la question de l'alevinage de ces rivières reliées à certains de ces lacs.....et surtout de la qualité de cet alevinage qui constituait à l'origine une source de nourriture pour les bergers, devenue après coup un besoin économique à revenu touristique pour attirer des pêcheurs. Enfin, si, dans les lacs dépourvus de poissons à l'origine, ceux ci peuvent se reproduire naturellement, comment allons nous faire pour retirer tous ces poissons qui vont se multiplier? En attirant les pêcheurs ou en réalisant une gigantesque pêche électrique ?
Le Parc National du Mercantour veut à terme supprimer l’alevinage des lacs de montagne, en vue de restaurer le fonctionnement naturel des lacs, comme la charte le précise dans son objectif XI. La pêche dans ces lacs est pourtant une activité humaine traditionnelle qui a pour particularité d’être paisible, diffuse et de ce fait bien peu perturbante pour le milieu naturel du PNM. Or cet alevinage était jusqu’à ce jour réalisé pour que perdure ce loisir. En effet, les lacs d’altitude privés d’alevinage sont soit voués à la disparition complète de la population piscicole, soit condamnés inexorablement là où il existe quelques possibilités de reproduction naturelle, hélas bien insuffisantes pour assurer le renouvellement de la population. Sans alevinage, plus de poissons donc plus de pêche dans quelques années. Un manque à gagner dans nos vallées pour l’économie locale. Aussi une pensée émue pour nos prédécesseurs qui montaient les poissons à dos d’homme (consulter les archives de Fodéré et Victor de Cessole au début du siècle dernier). Une pratique historique, une conquête de la population locale. Tous ces alevinages ont été fait légalement et surtout bien avant que le PNM existe. Ce n’est pas ainsi que l’on va développer le tourisme pêche. Dans beaucoup de lacs non alevinés ne recevant plus de truites je crains que la population de vairons n’explose et ne commette davantage de dégâts. Un manque à gagner dans nos vallées pour l’économie locale en grosse souffrance depuis quelques années. La randonnée pêche dans ces lacs, constituait un véritable atout touristique. En mai 2013, l’AAPPMA la Moyenne Tinée avait conclu un accord avec le directeur du PNM et le président du conseil d’administration du PNM, dans le programme d’alevinage 2014 les 3 lacs Fremamortes ne seraient plus alevinés pour une période de 3 ans et le PNM s’était engagé à réaliser un suivi de ces lacs et qu’au terme de ces 3 ans les résultats devraient être présentés à l’AAPPMA puis l’alevinage rediscuté. Où sont ces études scientifiques, l’élimination des vairons (pratiquement impossible à réaliser) rien n’a était fait. Gestionnaire de tous ces lacs (baux de pêche signée par les communes), nous ne savons rien de toutes les actions du PNM. Une façon de procéder surprenante de la part d’un établissement reconnu comme le PNM. Depuis cette date l’interdiction d’aleviner s’est poursuivi, s’est accentué et en 2020, 3 lacs seront seulement alevinés (dans la Moyenne Tinée) Et voilà que à partir de 2023 le lac Nègre, lac mythique des AM très prisé des pêcheurs ne sera plus aleviné lui aussi. Les pêcheurs ne comprennent pas. Le PNM ne veut plus de pêcheurs. Le PNM va devenir un véritable sanctuaire réservé à une minorité. C’est la double peine pour les pêcheurs de nos montagnes, les débits des rivières sont impactés continuellement par les nombreux ouvrages EDF, les eaux, un jour sont claires, basses, le lendemain, boueuses, hautes et impossible à pêcher. Ces pécheurs-là attendent donc début juillet pour accéder à ces lacs et s’adonner à leur sport favori, respectueux de la nature. Le Parc National du Mercantour veut à terme supprimer l’alevinage des lacs de montagne, en vue de restaurer le fonctionnement naturel des lacs, comme la charte le précise dans son objectif XI. La pêche dans ces lacs est pourtant une activité humaine traditionnelle qui a pour particularité d’être paisible, diffuse et de ce fait bien peu perturbante pour le milieu naturel du PNM. Or cet alevinage était jusqu’à ce jour réalisé pour que perdure ce loisir. En effet, les lacs d’altitude privés d’alevinage sont soit voués à la disparition complète de la population piscicole, soit condamnés inexorablement là où il existe quelques possibilités de reproduction naturelle, hélas bien insuffisantes pour assurer le renouvellement de la population. Sans alevinage, plus de poissons donc plus de pêche dans quelques années. Un manque à gagner dans nos vallées pour l’économie locale. Aussi une pensée émue pour nos prédécesseurs qui montaient les poissons à dos d’homme (consulter les archives de Fodéré et Victor de Cessole au début du siècle dernier). Une pratique historique, une conquête de la population locale. Tous ces alevinages ont été fait légalement et surtout bien avant que le PNM existe. Ce n’est pas ainsi que l’on va développer le tourisme pêche. Dans beaucoup de lacs non alevinés ne recevant plus de truites je crains que la population de vairons n’explose et ne commette davantage de dégâts. Un manque à gagner dans nos vallées pour l’économie locale en grosse souffrance depuis quelques années. La randonnée pêche dans ces lacs, constituait un véritable atout touristique. En mai 2013, l’AAPPMA la Moyenne Tinée avait conclu un accord avec le directeur du PNM et le président du conseil d’administration du PNM, dans le programme d’alevinage 2014 les 3 lacs Fremamortes ne seraient plus alevinés pour une période de 3 ans et le PNM s’était engagé à réaliser un suivi de ces lacs et qu’au terme de ces 3 ans les résultats devraient être présentés à l’AAPPMA puis l’alevinage rediscuté. Où sont ces études scientifiques, l’élimination des vairons (pratiquement impossible à réaliser) rien n’a était fait. Gestionnaire de tous ces lacs (baux de pêche signée par les communes), nous ne savons rien de toutes les actions du PNM. Une façon de procéder surprenante de la part d’un établissement reconnu comme le PNM. Depuis cette date l’interdiction d’aleviner s’est poursuivi, s’est accentué et en 2020, 3 lacs seront seulement alevinés (dans la Moyenne Tinée) Et voilà que à partir de 2023 le lac Nègre, lac mythique des AM très prisé des pêcheurs ne sera plus aleviné lui aussi. Les pêcheurs ne comprennent pas. Le PNM ne veut plus de pêcheurs. Le PNM va devenir un véritable sanctuaire réservé à une minorité. C’est la double peine pour les pêcheurs de nos montagnes, les débits des rivières sont impactés continuellement par les nombreux ouvrages EDF, les eaux, un jour sont claires, basses, le lendemain, boueuses, hautes et impossible à pêcher. Ces pécheurs-là attendent donc début juillet pour accéder à ces lacs et s’adonner à leur sport favori, respectueux de la nature.
Car oui il s'agit d'alevinage, rien à voir avec les "lâchers" de truites portions, bien avant la création du Parc les pêcheurs ont contribué à maintenir les populations de salmonidés des grands lacs des Alpes Maritimes. Après avoir éliminé 90 % des activités traditionnelles des populations des montagnes (cueillette des champignons, des herbes, des fruits, chasse, etc etc ) maintenant c'est la pêche qui est dans la mire du PNM. Comment oser dire que les pêcheurs dégradent les berges des lacs, quand on voit deux pêcheurs au bord de l'eau et des centaines de randonneurs sur les chemins. Ce qui est sûr c'est que la pêche, économiquement parlant, ne rapporte pas grand choses au PNM, alors que le tourisme de masse............