Parc national du Mercantour
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L’émigration définitive et le tourisme alpin

A partir du XIXè siècle, l’émigration sur de longues distances se développe de plus en plus. Cela marque le début du déclin économique de la montagne. Dans le Comté de Nice, il n’y a que la vallée de la Roya, par laquelle transite la majorité du commerce transalpin, qui continue à prospérer. Quelque chose rompt l’équilibre entre la montagne et la plaine et entre la population et les ressources disponibles dans les villages alpins. L’industrie ne s’implante pas dans les vallées, l’agriculture est peu rentable, l’apport du pastoralisme, principale source de revenu, insuffisant. Les populations des vallées piémontaises, tout comme celles des vallées niçoises, sont contraintes de trouver de nouvelles activités rémunératrices en dehors de leurs communautés.

Depuis 2014, l’Association La Sabença de la Valeia et le musée de Barcelonnette, en partenariat avec le Parc national du Mercantour portent un travail de recherche sur l’émigration entre Piémont et Ubaye. Sur la base de recueils de mémoire, d’archives, cette recherche ethnologique a ouvert les portes de nombreuses familles des deux côtés de la frontière.

Le projet de recherche intitulé Gens de l’Ubaye, Gens du Piémont est au cœur du nouveau Projet Scientifique et Culturel du Musée de la Vallée qui a choisi d’interroger l’ensemble des flux migratoires au départ et à destination de l’Ubaye. Témoignages et enquêtes de vie.

Extrait de l’Atlas transfrontalier Marittime-Mercantour / Jean-Loup Fontana.

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