Parc national du Mercantour
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Le 01/08/2018
Le Parc national
Le Parc national du Mercantour, en partenariat avec la Chambre d’agriculture des Alpes-Maritimes, expérimente la mise en place d’un service de berger mobilepour soutenir les éleveurs et les bergers en période estivale lors des épisodes répétitifs de prédation par le loup.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre du Plan national d’actions 2018-2023 sur le loup et les activités d’élevage. Elle est soutenue financièrement par le Ministère de la transition écologique et solidaire.

Elle est portée par le Service de Remplacement des Alpes-Maritimes, association dont la mission est de faciliter la vie des agriculteurs en proposant de les remplacer lors de périodes d’absence et de congés, à l’instar des autres catégories socio-professionnelles.

Le service de berger mobile concrètement

Du 1er août au 31 octobre, il sera possible pour les éleveurs dont les troupeaux pâturent dans le cœur du Parc national du Mercantour de solliciter la mise à disposition gratuite d’un berger supplémentaire pour une durée maximum de 5 jours dans le cas d’épisodes de forte prédation. Ce dernier pourra remplacer le berger pour qu’il puisse prendre du repos suite à ces moments difficiles ou intervenir en renfort pour la mise en place de parcs, le regroupement du troupeau et la recherche d'animaux disparus.

Cette aide a vocation à soulager les éleveurs et les bergers dans le contexte spécifique de prédation dans un espace protégé où les mesures inscrites dans le plan national d’actions ne peuvent pas être toutes mises en œuvre.

A noter que l’éleveur qui bénéficie de cette aide s’engage à offrir gîte et couvert au berger et à ses chiens. Ce service est gratuit, sous réserve d’adhésion au Service de Remplacement (25 €), adhésion qui peut commencer dès le premier jour du remplacement.

Comme dans le cadre du programme d’actions « Réhabilitation des Cabanes pastorales » porté par le Parc national du Mercantour, il s’agit ici d’accompagner au mieux le monde pastoral en essayant d’améliorer les conditions de travail face à ces situations difficiles.

© C.Assmann/PNM
© C.Assmann/PNM