Parc national du Mercantour
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Pourquoi la quiétude hivernale de la faune est importante

 

Le Cheval de Bois, (2838 m), enneigé au mois de décembre

Le Cheval de Bois (2838 m) enneigé au mois de décembre, par C.Gouron

 

S'il y a bien une saison où la survie est chaque jour un défi pour la faune sauvage, c’est l’hiver. Les températures sont froides voire très froides, la nourriture se fait rare, la neige rend tous les déplacements beaucoup plus difficiles … Ce n’est vraiment pas le moment de dépenser inutilement sa précieuse énergie en prenant la fuite. En effet, un animal qui fuit, quitte momentanément une zone qu’il a sélectionnée et qui est donc adaptée à ses besoins. S’il la quitte, il va rejoindre une zone moins favorable. Ce déplacement va occasionner une dépense énergétique importante. Par exemple, un chamois qui prend la fuite sur une pente raide couverte de 50 cm de poudreuse va dépenser une quantité d’énergie 60 fois supérieure au même déplacement sans pression. Fuite après fuite, les animaux vont s’affaiblir et tout individu plus faible est moins résistant aux parasites et aux pathologies, il sera également plus exposé à la prédation.

N’oubliez pas que nous ne sommes que de passage sur leur territoire : quelques heures de froid pour nous contre quelques mois pour eux. Alors avec quelques règles simples, limitons au maximum les dérangements sur leur espace vital. Retrouvez tous les bons réflexes et comportements à adopter sur la plaquette « Chut ….. c’est l’hiver » ci-dessous.

 

Pour aller plus loin, vous pouvez écouter les podcasts de France Bleu Azur (lien RSS)