Parc national du Mercantour
-A +A
Share

Cincle plongeur

Cincle plongeur (Cinclus cinclus) posé sur une branche au-dessus de l'eau

Cincle plongeur (Cinclus cinclus) posé sur une branche au-dessus de l'eau ©Jean-Marie Cevasco/PNM

Nom scientifique : Cinclus cinclus

 

Identification

Le corps du cincle plongeur est trapu et rondelet, ses ailes sont courtes, la tête et la nuque sont couleur chocolat, le plastron est blanc. Son vol est rapide et direct, souvent au ras de l’eau. C’est un petit oiseau qui pèse un peu plus d’une cinquantaine de grammes.

Habitat

Le cincle plongeur et le torrent ne sauraient être dissociés. Encore appelé "merle d’eau", c’est un passereau aquatique sédentaire, présent en France toute l’année. Il fréquente essentiellement les cours d’eau rapides, bien oxygénés avec des remous et des cascades mais aussi les lacs d’altitude. On le trouve dans le Mercantour depuis 300 mètres d’altitude jusqu’à plus de 2 500 mètres, y compris sur des secteurs plus ou moins boisés et ombragés, dès que le courant rapide et la clarté de l’eau lui apportent proies et zones de chasse.

Comportement

Le cincle plongeur est inimitable : nerveux, actif et méfiant, il est capable de plonger, de nager et de marcher sur le lit du torrent, parfois à contre-courant, pour trouver sa nourriture, insectes et larves aquatiques. Le cincle plongeur plonge et nage avec aisance en s’aidant de ses ailes pour gagner le fond du torrent. Il reste immergé de 3 à 10 secondes, généralement à moins d'1 mètre de profondeur. En hiver, les populations délaissent plus ou moins les hautes altitudes où la neige bloque l’accès aux torrents pour descendre plus bas dans les vallées. L’été, chaque couple établit son territoire le long de quelques kilomètres de torrent, le patrouillant et le défendant sans cesse par des vols rapides au ras de l’eau de caillou en caillou.

Régime alimentaire

Insectivore strict, le cincle plongeur trouve dans les torrents, soit au fond de l’eau, soit apportée par le courant,  la nourriture dont il a besoin : plécoptères, éphémères, phryganes, vers… petits mollusques (escargots), criquets tombés à l’eau… tout est bon.

Cycle de vie

Les couples qui occupent des territoires de basse altitude peuvent pondre dès la mi-janvier, mais au-delà de 800 mètres, la ponte semble intervenir vers la mi-mai. Au bout de 16-17 jours, les œufs (généralement 5) éclosent et les jeunes sont nourris pendant 20 jours. Le mâle, assidu au début, délaisse la nichée pour aller parader avec une autre femelle. Si la nourriture est abondante, une seconde ponte peut survenir. Les jeunes restent sur le territoire familial jusqu’à la fin de l’été et se dispersent, certains loin (plus de 50 km), d’autres à côté.

Préservation

Il est présent partout dans le Parc national, y compris en basse vallée et dans les zones les plus méditerranéennes. Espèce protégée, le cincle plongeur n’est pas pour autant une espèce menacée. Cependant, sa survie est étroitement liée à la qualité du milieu aquatique dans lequel il trouve sa nourriture.

Comment l'observer ?

En remontant les cours d'eau, vous ferez partir une petite boule marron avec un éclat blanc qui ira en vol rasant, se percher plus loin. Arrivé au bout de son territoire, il repartira en sens inverse. Les plus belles observations se feront cependant assis, à une petite distance du bord du torrent. On verra alors émerger le cincle plongeur qui ira se percher sur un rocher, agitant sa queue avant de repartir pour une plongée.