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Une Charte pour le territoire du Mercantour

La réforme des Parcs nationaux en 2006 a créé un nouveau mode de gouvernance et de fonctionnement des Parcs, fondé notamment sur la construction d'une charte établie pour 15 ans. La Charte définit un nouveau mode de relations entre l'établissement public et les acteurs de son territoire, davantage construit sur une base partenariale et contractuelle.
En cœur (espace réglementé), la Charte détaille les objectifs de protection par les modalités d'application de la réglementation et précise les règles de sa gestion.
En aire d'adhésion, elle fixe des orientations de développement durable dans divers domaines et propose des mesures à mettre en œuvre par les différents acteurs. Elle a pour objectif de faciliter l'accompagnement des projets du territoire.
La Charte du Parc national du Mercantour a été validée par décret le 28 décembre 2012.
 

La Charte approuvée par les services de l’État et le Premier Ministre

Le Premier Ministre et la Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie ont approuvé la Charte du Parc national du Mercantour par décret en Conseil d’État signé le 28 décembre 2012 modifié par le décret du 29 août 2018. Cette approbation représente l'aboutissement de la phase d'élaboration de la Charte qui constitue une première dans l'histoire du Parc national du Mercantour depuis sa création en 1979.

Ce décret consacre 4 années intenses d'une concertation sans précédent conduite par le Parc national avec les acteurs locaux, au premier rang desquels figurent les 28 communes du Parc, pour la construction de cet ambitieux projet valorisant un territoire d'exception.

 

Un nouveau périmètre pour le Parc national

Le décret de création du Parc national du Mercantour, modifié en 2009, fixe un périmètre optimal étendu sur 28 communes. Celles-ci ont été appelées à se prononcer sur leur adhésion à la Charte du Parc. Leur vote est intervenu entre début mars et fin juin 2013 et au final, 75% de ces communes ont alors choisi d'adhérer. A la fin 2015, les communes qui n'ont pas souhaité s'engager sur cette Charte, à ce stade de leur relation avec le Parc et de leurs projets de développement, avaient la possibilité de faire un nouveau vote en faveur d'une adhésion. C'est ce qu'a choisi de faire la commune de Tende, convaincue de son intérêt. En 2017, c'est la commune de Barcelonnette, non comprise dans l'aire optimale d'adhésion, qui a volontairement choisi de rejoindre le Parc, une première nationale ! Cela porte aujourd'hui le nombre de communes adhérentes à 23 sur 28, soit plus de 80%.

L'adhésion traduit la volonté des communes d'entrer dans une relation de partenariat pérenne avec le Parc, afin de mettre en œuvre le projet de territoire que constitue la Charte.

Cette Charte a ouvert une nouvelle ère pour le Parc national du Mercantour et ses habitants, vers une meilleure synergie entre la protection du cœur et le développement durable de son aire d'adhésion d'une part, vers un nouveau mode de relation de l'établissement public du Parc avec les acteurs du territoire d'autre part.

 

Un nouveau mode de relations

La Charte confirme et amplifie un nouveau mode de relations entre l'Etablissement public du Parc national et les acteurs de son territoire, davantage construite sur une base partenariale et contractuelle. La portée de la Charte est distincte et spécifique en cœur et en aire d'adhésion :

  • En cœur (espace réglementé) :
    • la Charte détaille les objectifs de protection par les modalités d'application de la réglementation ;
    • elle rend transparentes les règles de sa gestion et précise leur mise en œuvre, y compris via des partenariats.
       
  • En aire d'adhésion :
    • elle fixe des orientations de développement durable dans divers domaines (gestion des paysages, patrimoines culturel et naturel, tourisme, activités de pleine nature, agriculture, ressources forestières, ressources en eau, énergies renouvelables, éducation à l'environnement, lutte contre la pollution lumineuse...) ;
    • elle propose des mesures à mettre en œuvre par les différents acteurs, dont les communes adhérentes et le Parc : loin d'être une nouvelle réglementation, il s'agit de faciliter ou d'accompagner ces projets.

 

Seules les communes ayant adhéré et inscrites dans cette dynamique bénéficient des moyens de l'Etablissement public du Parc national.  Cet appui se traduit par l'implication des agents du Parc au service des communes,  la réalisation d'animations pédagogiques, l'attribution de subventions, l'organisation d'événements, la promotion et la valorisation du territoire....

De manière opérationnelle, les actions partenariales sont co-construites dans le cadre d'une convention d'application d'une durée de 3 ans entre la commune et le Parc. Début 2018, l'ensemble des communes hormis Barcelonnette avaient signé une convention d 'application avec le Parc. Il est à noter que celles souscrites en 2015 devront être renouvellées pendant l'année.

La période de validité de la Charte est de 15 ans.

Les communes suivantes ont adhéré à la charte  :

  • Uvernet-Fours
  • Entraunes
  • Allos
  • Beuil
  • Châteauneuf-d'Entraunes
  • Valdeblore
  • Larche (désormais Val d'Oronaye suite à sa fusion avec Meyronnes)
  • Saint-Sauveur-sur-Tinée
  • Saorge
  • Roure
  • Rimplas
  • Colmars-les-Alpes
  • Saint-Martin-Vésubie
  • Péone
  • Guillaumes
  • La-Bollène-Vésubie
  • Moulinet
  • Belvédère
  • Roubion
  • Breil-sur-Roya
  • Sospel
  • Tende
  • Barcelonnette
  • Meyronnes (désormais Val d'Oronaye suite à sa fusion avec Larche)

Les communes suivantes n'ont pas adhéré à la charte  :

  • Jausiers
  • Fontan
  • Isola
  • Saint-Dalmas-le-Selvage
  • Saint-Etienne-de-Tinée