Parc national du Mercantour
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Du 19/03/2020 au 21/06/2020
26 commentaires

Les réglementations dérivées du décret et de la Charte

NOTE DE PRESENTATION

Projet de réglementation relatif à l'introduction d'alevins dans les lacs gérés dans le cadre d'une mise en valeur halieutique

I - Rappel des dispositions réglementaires 

La charte du Parc national du Mercantour prévoit dans son objectif XI de restaurer le fonctionnement naturel d’une proportion significative et représentative des lacs en zone cœur.

Cette démarche s'appuie entre autres, sur un volet réglementaire constitué de : 

  • l’article 3 du décret n°2009-486 définissant la réglementation spéciale applicable en zone cœur, destinée à y préserver les patrimoines (faune, flore, paysages, bâtis…)
    Cet article indique notamment que par défaut, toute introduction d’animaux non domestiques est interdite dans le cœur du parc national.
     
  • la modalité n°1 d’application de la réglementation, définie par la charte du Parc.
    Cette modalité prévoit que l’interdiction d’introduction d’animaux non domestiques peut faire l’objet d’une exception : l’introduction d’alevins de poissons peut ainsi être autorisée par un arrêté du directeur, sur certains lacs préalablement sélectionnés et au bénéfice du « loisirs pêche ». 

Selon cette modalité, la liste des lacs où l’alevinage pourrait continuer à être autorisé, ainsi que la liste des lacs ne pouvant plus être alevinés, doivent être établies : 

  • pour une durée de trois ans, 
  • par le directeur,
  • après avis du conseil scientifique puis du conseil d'administration. 

 

II – Méthode d’élaboration des « listes de lacs »

Les critères de choix des lacs à restaurer en priorité - comme indiqué dans la charte - se sont basés par ordre décroissant sur :

  • l'intérêt de protection des lacs (+++) : intérêt naturaliste général du lac et de ses abords, qualité de l'eau, origine naturelle du lac (à l’inverse des lacs créés à la suite de la construction d’un barrage), respect de la continuité écologique entre le lac et ses cours d’eau d’alimentation ou d’évacuation...
  • la capacité de résilience du milieu suite à l'arrêt de l'aleviange (++) : existence ou possibilité de reproduction naturelle de truite, absence de vairon...
  • l'intérêt halieutique (+) : degré de facilité d’accès, niveau de fréquentation par les pêcheurs.

Il a été décidé de travailler sur une liste exhaustive de lacs et laquets, ainsi que sur une période suffisamment longue (2014-2024) pour permettre si besoin, aux pratiques halieutiques de s'adapter progressivement aux changements induit par cette démarche de restauration écologique.

Entre 2012 et 2014, de nombreuses réunions ont ainsi été organisées afin de travailler en partenariat avec les acteurs de l'eau et de la pêche sur les deux départements du Parc. Plusieurs rencontres avec chaque AAPPMA ont permis de travailler lac par lac et d'élaborer la liste des lacs à restaurer dans les 10 années à venir. Suite à ces réunions des courriers ont été envoyés à chacun pour ultime validation de cette liste (courrier en date du 18 décembre 2013 avec réponse attendue avant le 31 janvier 2014) : aucune remarque n'a été formulée.

Aussi, la liste des lacs qui pourraient être alevinés pour la période 2014-2024 a été soumise pour avis au conseil scientifique lors de sa séance du 7 mai 2014 (avis favorable). 

De cette liste globale a été extrait un premier arrêté « alevinage 2014-2016 » ; soumis à l'avis du conseil d'administration le 24 juin 2016 (avis favorable) puis à la consultation du public (du 24 juin au 16 juillet 2014). il a été signé le 23 juillet 2014 et publié dans la foulée au registre des actes administratifs de l’Établissement public du parc national.

Le deuxième arrêté « alevinage 2017-2019 » a été soumis à l’avis du conseil d’administration le 28 novembre 2016 5AVIS FAVORABLE° puis à la consultation du public (du 02/12/16 au 05/01/2017), avant d’être signé et publié le 11 janvier 2017.

Il s'agit donc à présent du 3ème projet d'arrêté portant sur la période 2020-2022.

Ce projet se base sur la programmation globale 2014-202 validée par le Conseil scientifique en 2014, avec 2 adaptations :

  • la première, pour le lac des Grenouilles (Roya). Ce lac resterait aleviné encore pendant 3 années, le temps d’assurer la mise en défend des berges du lac et amorcer la reconquête de la qualité du milieu. L’arrêt de l’alevinage serait donc reprogrammé pour 2023 (au lieu de 2020 dans la programmation initiale) ;
  • la seconde, pour le lac Nègre (Vésubie). Ce lac resterait aleviné encore pendant 3 années, le temps de réaliser un « état zéro » des populations piscicoles du lac avec alevinage, puis à partir de 2023, un état de ces mêmes populations sans alevinage.

Le Conseil d'administration du Parc a émis un nouvel avis favorable sur cette liste adaptée, lors de sa session du 13 mars 2020

 

III – Proposition de réglementation pour la période 2020-2022

Sur la période 2020-2022, les lacs qui pourraient continuer à être alevinés seraient les suivants :

  • (Ubaye) lac des Hommes supérieur et lac des Hommes inférieur.
  • (Vésubie) lac de la Fous, lac Long, lac Cabret, lac Tavels, lac Bresses inférieur, lac Bessons inférieur, lac de Trécoulpas, lac Nègre 
  • (Haute-Tinée) Lac de Vens sud-ouest, lac de Vens centre moyen, lac de Vens nord-est grand, lac Marie Petit, lac Marie Grand, lac Fer,
  • (Roya) Lac de Saorgine, lac Long inférieur, lac Long supérieur, lac Noir, lac Vert de Valmasque, lac Agnel, lac Basto, lac Carbon, lac Fourcat, lac des Grenouilles, lac de la Mouta, lac de Trem.

L’alevinage serait donc interdit au total sur les lacs suivants (+1 par rapport à la période 2017-2019):

  • (secteur Ubaye) lacs du Lauzanier, Enchastraye, Derrière La Croix, Braissette Inférieur et Pelouse ;
  • (secteur Haut-Verdon) lacs d’Allos, Cimet, Petite Cayolle et Encombrette Est ;
  • (secteur Haut-Var Cians) lacs des Garrets et de l’Estrop Ouest ;
  • (secteur Haute-Tinée) lacs Varicles Grand, Montagnette Vens, Cimon Superieur, Ténibre Île, Ténibre Supérieur, Chaffour, Gialorgues Inférieur et Supérieur, Lausset Centre, Morgon Ouest et Nord, Fourchas, Babarottes ;
  • (secteur Vésubie / Moyenne Tinée) lacs Autier, Niré, Frémamorte Ouest et Centre Ouest, Scluos, Balaour Sud et Nord, Blanc, Prals Centre et Est, Fenestre, Graveirette, Bresses supérieur, Mercantour, Scluos, et Bessons Supérieur [nouveau 2020] ;
  • (secteur Roya) : lacs de Conques Intermédiaire, Basto Supérieur, Conques, Inférieur, Gelé, Vert Fontanalbe, Merveilles, Ste-Marie Fontanalbe, Ste-Marie et Huile.

 

IV.- Perspectives après 2022

En reprenant la programmation validée en 2014, seuls 2 nouveaux lacs seraient à soustraire des alevinages, sur la période 2023-2025 : le lac des Grenouilles et le lac Nègre.

Ainsi à partir de 2023, la restauration du fonctionnement naturel des lacs situés dans le cœur du parc national par l’arrêt de l’alevinage représentait…….

  • une inversion complète du nombre de lacs alevinés par rapport au nombre de lac non alevinés, entre 2009 (50 lacs alevinés, 26 lacs non alevinés) et 2023 (50 lacs non alevinés, 26 lacs alevinés) 
  • mais en réalité, un rééquilibrage entre la surface halieutique alevinée et la surface halieutique non alevinée dans le cœur du parc national, entre 2009 (28,6 % de la surface des lacs et laquets se trouvaient non alevinés en 2009, alors qu’elle représente 43,3 % à partir de 2023).

Au total, l’alevinage pourrait donc se poursuivre sur a minima 26 lacs (soit 34% du nombre de lacs) pour une surface de 163,37 ha (soit 56,6% de la surface totale des lacs).

Ce bilan est par ailleurs dressé sans compter les 8 lacs où une reproduction naturelle des poissons (cristivomer, truite fario, omble chevalier) a pu être constatée après leur introduction, et qui pourront donccontinuer à être pêchés.

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Commentaires

Comme le dit si bien Mr Barale en 2014 cela ne devait concerné que 3 lacs et ce sur 3 ans afin de soit disant réaliser une forme de synthése sur l'eutrophysation de ces lacs . une concertation, avec les aappma concernées ,devait étre réalisée ;dans un1er temps afin de fournir des résultat ,si résultat il y a ??? et 2ém définir des plans d'action visant à sélectionner ou déselectionner ces lacs en vue de poursuivre l' alevinage annuel . Depuis cette période (2014) nous n'avons plus été informer de rien , sauf bien sur pour nous annoncer que tel ou tel lac ne serait plus aleviner ce qui représente pour la moyenne Tinée un total de 5 sur 8. Et après les LACS ? à quand les VALLONS et RIVIERES dans le PNM. Amis pécheurs réveillez vous car à ce tarif les pecheurs et toute l'économie qu'ils drainent avec eux sera sous peut irrémédiablement perdue pour tout le haut et moyen pays qui déja souffre de toutes ces interdictions instaurer dans la principauté du parc national du mercantour, il n'est pas sur que dans les années à venir vos enfants et petits enfants puissent 1 jour aller tremper le fil dans lacs et riviéres du PNM, aprés avoir effectuer une petite randonné le week-end. je trouve cela parfaitement infondé et quel manque de respect pour nos anciens qui à l'époque montaient ,les alevins pécher dans la tinée , à dos d'homme , dans des bidons de lait, pendant des heures ,en changeant l'eau trés réguliérement au grés du ruisseau déversoir. Bref quand à l'introduction d'espéces étrangéres dans le P.N.M , il y aurais matière à trés trés grosses discutions , n'est ce pas Messieurs les décideurs??????.
Tout a fait favorable au maintient de l’alevinage dans l’ensemble des lacs situés dans la zone du PNM cela est tout a fait cohérent avec la charte du parc qui le prévoit dans les articles suivants -Vers un développement économique durable et une haute qualité de vie (page 98) -Orientation 4 : Promouvoir un tourisme durable pour un territoire et des hommes La pêche est le symbole même d’un tourisme durable, calme qui ne perturbe pas, se pratique essentiellement de manière individuelle, et constitue un apport aux acteurs du tourisme qui souffrent de la baisse de fréquentation observée et confirmée dans la charte. (Page 29) Au cours des cinq dernières années, la fréquentation a baissé de 15 %. -Modalité 1 relative à l'introduction d'animaux non domestiques, de chiens et de végétaux (II de l'article 3) I. – Le directeur peut autoriser l’introduction d’alevins dans les lacs gérés pour leur mise en valeur halieutique. Quand à restaurer l’état naturel des lacs 1er / il n’est pas précisé la période que l’on prend en considération pour cet état naturel. Il s’agit de la situation avant la création du PNM ?? d’un retour à 1 ou 2 siècles ? d’un retour à 1 millénaire ? à l’aire glacière ? sans précision l’alevinage durant plusieurs décennies peut être considéré comme un équilibre 2/ le réchauffement climatique entraine une évolution qui ne permettra pas un retour a une situation antérieure, d’autres espèces pourraient même apparaitre, la présence de truites apporte donc une biodiversité qui est promue par la charte. L’alevinage est donc totalement compatible avec la charte, est représente un atout pour le PNM si le parc souhaite vraiment "" un tourisme durable pour un territoire et des hommes"" ????
Les truites néfastes à la la Biodiversité, J'essaie tant bien que mal de comprendre cette position. Peut on comparer le Loup (prédateur du haut de la chaine alimentaire) à la truite présente dans les lacs d'altitude (elles aussi au haut de la chaine alimentaire) ? une des deux espèces est encensée pour les bénéfices quelle apporte , l'autre décrier pour les déséquilibres qu'elle génère. Le retour à l'état originel, lequel? celui avant la création du parc, il y avait déjà les poissons. Celui avant les poissons, on a pas de données? Peut être celui avant l'industrialisation est la perte massive de biodiversité? Des études montrent-elles, un gain écologique significatif sur les lac qui ont connu un arrêt des alevinages depuis 2014? quelle est la différence de biodiversité entre les lacs alevinés et ceux qui n'ont jamais connu de populations piscicoles? quelle est le devenir des population d'accompagnement (vairon, chevesne,...) Il semble indispensable de mieux gérer non territoire, c'est une évidence. Mais il ne faut pas oublier que la majorité des pêcheurs des lacs d'altitude sont issus du haut pays et attachés à leurs montagnes , leurs lacs, leur poissons et leur traditions et l’arrêt des alevinage quand il n'est pas justifié et pas démontré, ce qui est le cas pour bon cas, relève d'une injustice flagrante. A moins que cela relève d'une vison éthocentrique bien pensante? Avis d'un simple pêcheur de lacs et amoureux de nature.
Tous les défenseurs du projet d’arrêt des alevinages mettent en avant le ‘fonctionnement naturel’ du site du PNM à préserver/favoriser. Encore faudrait-il que le fonctionnement soit réellement naturel : comment sont maintenues les prairies ? par le pastoralisme, sinon il y aurait des forêts au moins jusqu’à une certaine altitude. On nous parle de dégradation de la qualité de l’eau et des berges par piétinement : quoi de plus dévastateur que des ruissellements de déjections de mouton dans un milieu aquatique pour toutes espèces confondues (radical !)… et quoi de plus destructeur pour les berges que des centaines de milliers de moutons qui viennent s’abreuver ou simplement circuler autour d’un lac. Ouvrez les yeux. Dans quelle mesure est-il possible que quelques pêcheurs par jour (oui, dans une journée ils se comptent sur les doigts de la main, mais encore faut-il l’observer pour le savoir) puissent avoir plus d’impact que des centaines de randonneurs (par jour également) qui viennent aussi circuler autour des lacs ? (ce qui est l’objectif même de ces randonnées, parce que c’est beau et qu’il faut bien en profiter tout en respectant les sites). Concernant la restauration de ces sites, y a-t-il sincèrement besoin d’une restauration quelconque ? Pour arriver à quels objectifs ? ces milieux sont diversifiés, avec ou sans peuplement piscicole. Cela a déjà été dit mais les lacs contenant des poissons en contiennent depuis des centaines voire des milliers d’années, l’équilibre est donc en place entre les espèces et je ne conçois pas qu’un arrêt de ces alevinages puisse être positif pour quoi que ce soit. Si nous suivons ce raisonnement, si la pêche et les alevinages doivent cesser alors la randonnée et le pastoralisme aussi. Sinon, cela n’a aucun sens et n’est lié qu’au mépris de certains pour une activité pourtant saine et pratiquée par des amoureux de la nature. Et tout ceux qui répondent à cette consultation sont des amoureux de la nature (même les pêcheurs : et oui !).
Pourquoi l’arrêt de l’alevinage en montagne ??? Quelles sont les raisons objectives du Parc National du Mercantour ??? Que ce soit clair en tant que pêcheur soucieux de l’environnement globalisé et non spécifique je suis contre cette mesure de gestion. Devrais-je dire une « mesurette » qui vise clairement le réseau associatif de la pêche car les pêcheurs sont plutôt sympathiques…on s’y attaque car dans bien d’autres domaines c’est beaucoup plus compliqué…L’alevinage est pratiqué depuis des centaines voir des milliers d’années. A l’époque Romaine des études ont montré la présence du poisson dans ces milieux. Depuis les années 40, les pêcheurs se sont organisés et structurés. Nous pêchons le poisson mais nous protégeons aussi son milieu de vie : restauration des cours d’eau et de la continuité écologique, IBGN, inventaire et génétique des populations…A ce jour, aucune étude ne démontre l’impact du poisson dans les lacs de montagne. Pire l’arrêt de l’alevinage rompt complétement l’équilibre écologique avec le développement des algues vertes sur le lac de l’Encombrette et la surpopulation des vairons au lac d’Allos…En 2015 une enquête menée par la Fédération de Pêche du 04 a laissé perplexe notre réseau associatif. Des pêcheurs ont été contrôlés par des Agents du Parc. Certains ont demandé une justification à l’arrêt des alevinages. Les agents auraient répondu qu’il s’agissait de protéger les populations salmonicoles autochtones. Un mensonge ou une méconnaissance puisque à l’origine il ne peut y avoir de reproduction de poisson dans ces lacs. C’est l’intervention de l’homme qui a fait évoluer nos écosystèmes. Finalement un processus écologique naturel qui fait que l’homme est une espèce à part entière. Ne rien toucher et mettre sous cloche !!!Mais pourquoi pas, si c’est le point de départ d’une gestion cohérente et collective avec l’accord de tous !!!Bizarrement on est très loin de la réalité sur les Lacs du Lauzanier dans la vallée de l’Ubaye ou sur le lac d’Allos dans le Haut-Verdon. Deux magnifiques lacs très faciles d’accès et parfait pour pratiquer une rando-pêche. Venez découvrir ces lacs et vous verrez que l’approche du Parc et la volonté collective n’est surtout pas de mettre sous cloche ces milieux !!! Au contraire c’est de faire de ces lieux une vitrine et de sensibiliser le grand public. Parkings, refuges, pistes aménagées, point d’information, panneautage et navette agrémentent les parcours. Au lac d’Allos il est possible de se restaurer et de passer la nuit sur place. Le bivouac est autorisé de 19H à 9H. La randonnée est-elle prohibée ? Non ! Des milliers de personnes profitent chaque année de ces espaces magnifiques et à juste titre. Les nuisances existent pour ces activités sans parler du pastoralisme activité bien plus récente que la chasse et la pêche de tout temps pratiqués par l’homme. Il semble que les milliers de têtes de bétails ne fassent pas la différence entre des fleurs protégées et des espèces plus communes. Elles seront avalées ou piétinées de la même façon sans parler des intrants organiques absolument néfastes pour les lacs. Soyons sérieux et réfléchissons à une gestion plus intelligente et plus cohérente avec l’ensemble des activités. Ces faux semblants sont particulièrement mal vécus et n’ont que pour réalité de faire naître de la rancœur contre une hyper structure éloignée de la réalité…
Depuis des centaines d'années déjà, les pêcheurs, bergers et promeneurs flânent, contemplent et surveillent les milieux naturels qui les entourent. De leurs pratiques ancestrales sont nés les alevinages et le pastoralisme. Des pratiques qui entraînent une économie locale importante dans ces zones rurales éloignées des grands bassins de population. Elles permettent aux populations locales d'y vivre, en plus des voyageurs/explorateurs de la nature qui viennent s'y ressourcer. Pourtant aujourd'hui, les alevinages devraient cesser, car ils sont destructeurs d'un biotope. Mais quel biotope? Celui créé/impacté par l'activité humaine depuis des milliers d'années? Soit !! Il faut donc arrêter l'alevinage ! Oui.... Les pêcheurs "nombreux", arrivants en camion par centaines, depuis les régions plus au sud où l'herbe n'est pas bien verte l'été. Ils y viennent, pour piétiner les berges des nombreux lacs et les zones humides, trouver toute sorte de fleurs protégées ou non, quelle importance toute façon il ne font pas la différence... Laissons-les s’abreuver par centaines, sous ce soleil de plomb, aux bords de ses mêmes lacs, sans respect pour la faune autour, en laissant leurs déjections par millier polluer ces milieux qui subissent de plein fouet une charge en matière organique sans précédent !! Quid de la protection de ses zones protégées ? Laissons plutôt les quelques brebis de passages flâner dans ces milieux ouverts et pâturer les fleurs qu'elles savent reconnaître parmi des centaines d'autres, attention pas plus de 100 brins chacune mesdames ! Passant par les sentiers, faisant attention à ne pas déposer son crottin auprès d'un ruisseau ou d'une flaque, s'émerveillant devant la faune et la flore alentours en pensant qu'il serait judicieux de protéger tout ce petit monde ! Un jour, faut-il espérer qu'arrive la fin d'une hypocrisie stigmatisante de certains sur d'autres. Et prendre en comptes que chacun à sa place dans un milieu modelé depuis des milliers d'années par l'Homme et ses idées. Que la terre évolue, change, qu'il faille limiter ou plutôt ne pas accélérer ses changements, mais qu'ils arrivent. Et ce n'est pas en visant toujours les mêmes que les choses changent. Le pastoralisme autant que la pêche ou les promeneurs jouent un rôle capital dans le maintien du patrimoine naturel des Alpes du Sud.
AVIS DE L ’AAPPMA DE LA HAUTE TINEE ----------------------- I – RESUME Une réforme séduisante en théorie, mais dans la pratique, allant totalement à l’encontre des objectifs de la Charte, dans les lacs comportant une population de truite Fario qui était en cohabitation équilibrée avec celle des vairons, avant l’interdiction d’alevinage décidée par le Parc National dans un grand nombre de ces lacs : Elle se traduira par la rupture de l’équilibre de résilience entre ces 2 populations, celle des vairons dominant très largement celle de la truite Fario de souche méditerranéenne, au point d’être en mesure d’éradiquer irrémédiablement cette dernière, au détriment de la biodiversité voulue par la Charte. II – Une mise au point préalable, sans recherche de polémique inutile, et destinée simplement à rétablir la vérité. Le Parc National déclare de façon surprenante dans la deuxième page de sa « Note de présentation » : « Entre 2012 et 2014 … « Plusieurs rencontres avec chaque AAPPMA ont permis de travailler lac par lac et d’élaborer la liste des lacs à restaurer… aucune remarque n’a été formulée. » Il n’est pas juste de laisser entendre que notre AAPPMA a été fermée au dialogue et à une gestion raisonnée : Bien au contraire, à en juger notamment par les éléments ci-après de la lettre adressée par l’AAPPMA au Directeur du Parc national, le 21.05.13, restée sans réponse : - « L’AAPPMA n’est pas une inconditionnelle de l’alevinage … » - A l’origine, elle s’était librement imposée de ne pas aleviner 6 de ses lacs. - Dans cette lettre, il fut écrit au Directeur du Parc National : « Ces 6 lacs représentent très exactement 30 % du nombre total (20) » de ses « vrais lacs » en Haute Tinée. III – L’avis de l’AAPPMA sur le projet d’Arrêté pour 2020-2022 • Sur l’application de la « proportion significative et représentative » : Il y est prévu, l’interdiction d’aleviner 13 des lacs de la Haute Tinée sur 19, soit 68 % du nombre total : - L’AAPPMA s’estime très « gâtée », au niveau de l’importance de la « proportion significative » ! - Le Parc National pourra-t-il suivre sur le plan financier, pour assurer le « suivi scientifique » de tous ces lacs « témoins » ? Il est sérieusement permis d’en douter. • La véritable inquiétude de l’ AAPPMA : Elle est beaucoup plus préoccupée par les conséquences prévisibles désastreuses ci-après développées, sur le plan de la sauvegarde de la biodiversité, à la suite du non alevinage décidé par le Parc National dans un bon nombre de lacs occupés également par les vairons en situation de prolifération paisible au détriment de la population de truite de souche Fario méditerranéenne. Les raisons en sont les suivantes : - Le Parc National sait parfaitement que les vairons ont une très forte capacité de prédation sur les jeunes alevins de truite sortant de leurs gravières, avec une reproduction très importante liée à ses moindres exigences que la truite Fario de souche méditerranéenne. - La résilience de la population de vairons, est donc naturelle et indiscutable, autrement plus élevée que celle de la truite Fario, au point d’avoir détruit l’équilibre qui s’était établi entre les populations de Fario et de vairons, malgré la prédation de la Fario sur le vairon. En conséquence, Le processus d’élimination progressive par le vairon de la population de truite Fario, est inévitablement engagé là où sa moindre résilience n’a plus été renforcée par l’alevinage qui était pratiqué régulièrement par les AAPPMA et la Fédération, avec la souche méditerranéenne de truitelles Fario, autorisée par la Charte du Parc National . IV – La situation désastreuse dans laquelle se trouve aujourd’hui le nombre important de lacs ci-après de la Haute Tinée, s’ils étaient encore privés d’alevinage en 2020-2022, malgré la prolifération des vairons présents dans les lacs ci-après : Il s’agit notamment de Montagnette Vens, Tenibre Île, Ténibre Supérieur, Fourchas, Babarottes ET Chaffour , comportant tous une population de truite Fario de souche méditerranéenne, de moindre résilience face au vairon, sans le secours de l’alevinage : Sans le renfort de l’alevinage, elle serait en conséquence vouée à son extinction et donc à la perte de biodiversité du milieu aquatique, en opposition avec les prescriptions de la Charte, visant à « retrouver une faune et une flore diversifiée ». V – LA PROPOSITION DE L’AAPPMA, pour la Haute Tinée Elle ne voit qu’un remède possible pour réduire les dégâts prévisibles de la fausse bonne solution de l’interdiction d’alevinage dans les lacs ci-dessus-cités : surseoir pour un temps, dès 2020 et à titre expérimental, à l’interdiction d’alevinage dans les lacs ci-dessus-cités, tant que les experts du Parc National n’auront pas trouvé une meilleure solution de remplacement, garantissant de façon certaine, la maîtrise de la prolifération naturelle de la population de vairons, pour assurer l’équilibre durable entre les 2 populations de truite Fario et de vairons, et donc la sauvegarde de la biodiversité prescrite dans la Charte. Cette proposition est donc conforme à l’esprit de la Charte, précisant bien que ses prescriptions ont été établies « dans une optique d’expérimentation. » Cette proposition n’a d’autre objectif que celui écologique, l’objectif secondaire halieutique ne pouvant être atteint que dans la richesse écologique du milieu aquatique. C’est ce que proposera l’AAPPMA à la Direction Départementale des Territoires et de la Mer, son Administration de tutelle, dans le plan de gestion qu’elle lui présentera prochainement. A ce titre, une copie du présent avis, lui est adressée. Le Président de l’AAPPMA DE LA HAUTE TINEE Michel LATIL
AVIS DE L ’AAPPMA DE LA HAUTE TINEE ----------------------- I – RESUME Une réforme séduisante en théorie, mais dans la pratique, allant totalement à l’encontre des objectifs de la Charte, dans les lacs comportant une population de truite Fario qui était en cohabitation équilibrée avec celle des vairons, avant l’interdiction d’alevinage décidée par le Parc National dans un grand nombre de ces lacs : Elle se traduira par la rupture de l’équilibre de résilience entre ces 2 populations, celle des vairons dominant très largement celle de la truite Fario de souche méditerranéenne, au point d’être en mesure d’éradiquer irrémédiablement cette dernière, au détriment de la biodiversité voulue par la Charte. II – Une mise au point préalable, sans recherche de polémique inutile, et destinée simplement à rétablir la vérité. Le Parc National déclare de façon surprenante dans la deuxième page de sa « Note de présentation » : « Entre 2012 et 2014 … « Plusieurs rencontres avec chaque AAPPMA ont permis de travailler lac par lac et d’élaborer la liste des lacs à restaurer… aucune remarque n’a été formulée. » Il n’est pas juste de laisser entendre que notre AAPPMA a été fermée au dialogue et à une gestion raisonnée : Bien au contraire, à en juger notamment par les éléments ci-après de la lettre adressée par l’AAPPMA au Directeur du Parc national, le 21.05.13, restée sans réponse : - « L’AAPPMA n’est pas une inconditionnelle de l’alevinage … » - A l’origine, elle s’était librement imposée de ne pas aleviner 6 de ses lacs. - Dans cette lettre, il fut écrit au Directeur du Parc National : « Ces 6 lacs représentent très exactement 30 % du nombre total (20) » de ses « vrais lacs » en Haute Tinée. III – L’avis de l’AAPPMA sur le projet d’Arrêté pour 2020-2022 • Sur l’application de la « proportion significative et représentative » : Il y est prévu, l’interdiction d’aleviner 13 des lacs de la Haute Tinée sur 19, soit 68 % du nombre total : - L’AAPPMA s’estime très « gâtée », au niveau de l’importance de la « proportion significative » ! - Le Parc National pourra-t-il suivre sur le plan financier, pour assurer le « suivi scientifique » de tous ces lacs « témoins » ? Il est sérieusement permis d’en douter. • La véritable inquiétude de l’ AAPPMA : Elle est beaucoup plus préoccupée par les conséquences prévisibles désastreuses ci-après développées, sur le plan de la sauvegarde de la biodiversité, à la suite du non alevinage décidé par le Parc National dans un bon nombre de lacs occupés également par les vairons en situation de prolifération paisible au détriment de la population de truite de souche Fario méditerranéenne. Les raisons en sont les suivantes : - Le Parc National sait parfaitement que les vairons ont une très forte capacité de prédation sur les jeunes alevins de truite sortant de leurs gravières, avec une reproduction très importante liée à ses moindres exigences que la truite Fario de souche méditerranéenne. - La résilience de la population de vairons, est donc naturelle et indiscutable, autrement plus élevée que celle de la truite Fario, au point d’avoir détruit l’équilibre qui s’était établi entre les populations de Fario et de vairons, malgré la prédation de la Fario sur le vairon. En conséquence, Le processus d’élimination progressive par le vairon de la population de truite Fario, est inévitablement engagé là où sa moindre résilience n’a plus été renforcée par l’alevinage qui était pratiqué régulièrement par les AAPPMA et la Fédération, avec la souche méditerranéenne de truitelles Fario, autorisée par la Charte du Parc National . IV – La situation désastreuse dans laquelle se trouve aujourd’hui le nombre important de lacs ci-après de la Haute Tinée, s’ils étaient encore privés d’alevinage en 2020-2022, malgré la prolifération des vairons présents dans les lacs ci-après : Il s’agit notamment de Montagnette Vens, Tenibre Île, Ténibre Supérieur, Fourchas, Babarottes ET Chaffour , comportant tous une population de truite Fario de souche méditerranéenne, de moindre résilience face au vairon, sans le secours de l’alevinage : Sans le renfort de l’alevinage, elle serait en conséquence vouée à son extinction et donc à la perte de biodiversité du milieu aquatique, en opposition avec les prescriptions de la Charte, visant à « retrouver une faune et une flore diversifiée ». V – LA PROPOSITION DE L’AAPPMA, pour la Haute Tinée Elle ne voit qu’un remède possible pour réduire les dégâts prévisibles de la fausse bonne solution de l’interdiction d’alevinage dans les lacs ci-dessus-cités : surseoir pour un temps, dès 2020 et à titre expérimental, à l’interdiction d’alevinage dans les lacs ci-dessus-cités, tant que les experts du Parc National n’auront pas trouvé une meilleure solution de remplacement, garantissant de façon certaine, la maîtrise de la prolifération naturelle de la population de vairons, pour assurer l’équilibre durable entre les 2 populations de truite Fario et de vairons, et donc la sauvegarde de la biodiversité prescrite dans la Charte. Cette proposition est donc conforme à l’esprit de la Charte, précisant bien que ses prescriptions ont été établies « dans une optique d’expérimentation. » Cette proposition n’a d’autre objectif que celui écologique, l’objectif secondaire halieutique ne pouvant être atteint que dans la richesse écologique du milieu aquatique. C’est ce que proposera l’AAPPMA à la Direction Départementale des Territoires et de la Mer, son Administration de tutelle, dans le plan de gestion qu’elle lui présentera prochainement. A ce titre, une copie du présent avis, lui est adressée. Le Président de l’AAPPMA DE LA HAUTE TINEE Michel LATIL
UNE MESURE TRES DANGEREUSE DU PARC NATIONAL, SE REVELANT EN CONTRADICTION AVEC LES OBJECTIFS DE LA CHARTE. Je connais bien de très nombreux lacs du Mercantour, et notamment ceux de la Haute Tinée, pour les avoir beaucoup parcourus et admirés depuis longtemps. Comme tous les gens de bon sens, je tiens donc à la sauvegarde de ces milieux aquatiques et de leur biodiversité. Mon avis sur le projet d’Arrêté, est le suivant : Au nom de la restauration écologique, le Parc National continue à interdire l’alevinage dans de nombreux lacs où la population de truite Fario vivait antérieurement en équilibre avec celle des vairons ; C’est en particulier le cas des lacs suivants : Montagnette Vens, Tenibre Île, Tenibre Supérieur, Chaffour, Fourchas et Babarottes. Ce faisant, le Parc National fait au jour d’ hui exactement le contraire de ce qu’il écrit dans sa « Note de présentation », en y affirmant que sa décision a été prise en prenant en compte « La capacité de résilience du milieu, suite à l’arrêt de l’alevinage », et l ’absence du vairon » : Cela est faux pour 2 raisons : - Le Parc National ne peut pas ignorer l’énorme capacité de résilience du vairon avec sa très forte prolifération liée à sa très grande potentialité de reproduction et de prédation sur les jeunes alevins au moment de leur sortie des gravières. La résilience du vairon est donc incontestablement très largement supérieure à celle de la truite Fario. - Sans alevinage dans les lacs comportant une population de vairons, le Parc National ne peut donc ignorer que la population de truite sera forcément et totalement éliminée : il ne restera alors plus que celle du vairon, que ce dernier plaise ou non. Cette perte incontournable de biodiversité ira inévitablement à l’encontre de l’objectif de la Charte Une deuxième grave conséquence dans le domaine de la biodiversité générale : Que deviendra-t-elle après la survie et la prolifération de la seule population piscicole des vairons, omnivores et sans prédateur en mesure d’éviter cette prolifération ? En conclusion, Il est permis de se demander si le Parc National n’aurait vraiment pas intérêt à mettre un terme dès à présent à l’interdiction d’alevinage qu’il avait expérimentée dans les lacs ci-dessus cités comportant des vairons. En mettant en avant ses études scientifiques et sa réflexion sur ce problème, le Parc National s’honorerait en prenant une telle décision à la fois rationnelle et de sagesse, comme celle de la locution latine, plus vraie que jamais : « Errare humanum est, perseverare diabolicum » Marcel CAPORALINO Site « Randopeche06 »
ASSOCIATION DE PECHE ET DE PROTECTION DU MILIEU AQUATIQUE DE LA HAUTE TINEE 14 Montée Claire Virenque 06100 NICE Madame FABRON Colette Mairie - Place de l'Eglise 06660 SAINT ETIENNE DE TINEE Saint Etienne de Tinée, le 16 Juin 2020 Madame le Maire, Le Parc National du Mercantour(PNM) a publié une consultation destinée à collecter des avis sur l’avenir de l’alevinage autorisé ou interdit dans les lacs du PMN intitulée : "Projet de réglementation relatif à l'introduction d'alevins dans les lacs gérés dans le cadre d'une mise en valeur halieutique." Depuis plusieurs années nous assistons à des interdictions d'alevinage sur des lacs. En effet ces lacs n’ont pas ou très peu de reproduction naturelle et donc sans alevinage cela conduira à terme à la fin de l’activité pêche. De notre point de vue, ces interdictions qui augmentent déjà chaque année, ne feront que s’accroitre dans le temps tel que prévu dans cette consultation: « Au total, l’alevinage pourrait donc se poursuivre sur à minima 26 lacs (soit 34% du nombre de lacs) ». Cela aura pour conséquence de supprimer un atout touristique recherché et de qualité pour la Commune et un apport commercial pour les refuges de Vens et Rabuons. Nous souhaitons la poursuite de ces alevinages afin de conserver ce loisir qui est l’exemple même d’une activité calme, silencieuse et non perturbante qui va totalement dans le sens de la charte du PNM. Aussi nous vous serions reconnaissants si la commune de Saint Etienne de Tinée pourrait nous apporter son soutien dans cette démarche, les avis peuvent être déposés sur le site du PMN via le lien ci-après: http://www.mercantour-parcnational.fr/fr/consultations-publiques/consultation-projet-de-reglementation-relatif-lintroduction-dalevins-dans les avis déjà déposés peuvent être visualisés, la consultation est ouverte jusqu’au 21/06/2020. En vous remerciant par avance à l’attention que vous porterez à notre démarche recevez, Madame le Maire, l’expression de nos sentiments distingués. M LATIL Michel Président de l’APPMA de la Haute Tinée