Parc national du Mercantour
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Le 15/05/2020
L'info nature

Avec le déconfinement et le retour progressif des sorties en forêt et en montagne, un petit rappel d’une actualité saisonnière s'impose.

Entre fin avril et mi juin, les faons de cerfs et de chevreuils naissent dans nos montagnes et nos forêts. Très fragiles durant leurs premières semaines de vie, ils ne peuvent pas encore suivre leur mère dans ses déplacements, comme le font les chevreaux de chamois ou les cabris de bouquetins quelques heures seulement après leur naissance. Aussi, les biches et les chevrettes (chevreuils femelles) les laissent dans un bosquet, un roncier ou dans des herbes hautes durant une grande partie de la journée, retournant les voir à intervalles réguliers pour la tétée et vérifier que tout va bien. La nature étant particulièrement bien faite, les faons revêtent un pelage tacheté très mimétique dans la végétation et ils n’ont pas d’odeur. Comme ils restent couchés, un prédateur (renard, loup, chien...) pourra passer à quelques mètres d’eux sans s’en rendre compte.

Bien que laissés seuls, il ne sont pas abandonnés !

Par méconnaissance, des centaines de faons, que l’on pense à tort orphelins, sont ainsi ramassés chaque année en France. Ce qu'on pense être une bonne action se termine en très mauvaise histoire, car ils ne pourront généralement jamais retourner à la vie sauvage. Pire, si vous les touchez, ils seront imprégnés de votre odeur et leur mère risque de les abandonner. De plus, la détention d’un animal sauvage est formellement interdite par la réglementation française.

Si vous randonnez avec votre chien (hors de la Zone Cœur du Parc, donc !), tenez-le en laisse durant cette période dans les bois et les bosquets. Et malgré leur discrétion, si vous avez la chance d’observer un faon couché dans le feuillage, profitez de ce moment unique et retirez vous tranquillement

 Un faon couché dans l'herbe au printemps, (Cervus elaphus).
Un faon couché dans l'herbe au printemps, (Cervus elaphus). © A.Turpaud/PnM